Pourquoi faire un
épouvantail ?
Il est intéressant de faire une
activité en lien avec le jardin, le potager… en effet quel plus beau sujet
attrayant que le jardinage. Alors pourquoi pas faire un épouvantail avec du
matériel de récupération.
Les étapes :
1. Le corps
Peindre les bois
Attacher le plus petit bois à
l’extrémité du plus grand. Croiser la ficelle plusieurs fois en serrant fort. Ensuite, attacher le moyen à la
demi hauteur du plus grand.
2. La tête
Coller le pot de yaourt au centre
de l’assiette, puis l’assiette entre le petit bois et le moyen.
3. Les yeux
Couper 2 morceaux de ficelle de
même longueur.
Passer chaque boit de ficelle par
le trou d’1 cd, puis le nouer.
Placer les yeux aux 2 extrémités
du petit bois, devant le visage de l’épouvantail.
4. Les bouteilles
Demande à un adulte de couper le
bas des bouteilles plastique.
Passe un morceau de ficelle dans
le goulot de chaque bouteille, puis visse le bouchon pour le coincer.
Accroche le même nombre de
bouteilles sur les bras.
5. Les mains
Gonfle les gants en soufflant
fort à l’intérieur et fermer avec une ficelle, ou alors rembourrer les gants.
Il ne reste plus qu’à planter
l’épouvantail dans le potager. Il étincelle au soleil et fait du bruit au vent…
Ainsi ; les oiseaux ne s’approcheront plus.
Matériel :
- 3 bois dont la mesure sera de 90, 45 et 15 cm. Cela peut être des manches de balais de récupération, des tringles ou autre mais de récupération toujours
- Une assiette en carton plastifiée récupérée d’un anniversaire ou autre
- Un petit pot de yaourt type Gervais
- 2 cd de récupération
- Paire de gants latex ou ménage de récupération
- 8 bouteilles en plastique
- De la ficelle (voir vidéo pour la fabriquer en recyclage)
- Des ciseaux
- Des pinceaux
- De la colle
- De la peinture

LES ÉPOUVANTAILS
RépondreSupprimerAu cours de mes fabuleuses aventures locales, tant à travers champs qu'au fond des jardins, je croise des épouvantails.
Ces êtres de rêve et de paille font partie de mes meilleurs amis !
Ils se dressent dans la solitude de la campagne en affrontant tous les vents, fiers et dignes, pareils à des rois en guenilles.
J'aime les voir apparaître dans la brume, inquiétants, quasi vivants avec leur face ambiguë et leur couvre-chef de vieux paysans... Parfois abandonnés, oubliés, brisés, ne servant plus à rien, ces spectres en loques brillent tels des astres moribonds. C'est là qu'ils sont les plus beaux.
Ils sont la poésie de la friche, l'âme des sillons, le chant de l'aube et le mystère des ténèbres.
Ils ont plein de brouillard dans le coeur, de la pluie dans les yeux, des étoiles cachées dans les poches de leurs vestes trouées. Et se présentent sous le ciel avec des fleurs dans les mains, devant les hommes avec des ronces.
Je crois bien qu'une flamme brûle sous leurs haillons. Ils ont besoin de chaleur et d'amour, eux aussi.
Et lorsque le givre les blanchit, seuls dans la plaine, sans personne pour les enlacer, ces pauvres ermites doivent trembler de froid... Comme n'importe qui à leur place.
Leurs allures tristes et leur silhouette auguste leur confèrent un charme champêtre profond, étrange et mélancolique. Il y a toujours un peu d'hiver sur leur front et beaucoup de printemps dans leurs cheveux de chaume.
Je me sens si proche de ces silencieux confidents... Plantés au bord des chemins, ils fixent l'horizon et voyagent avec les nuages, perdus dans leurs pensées nébuleuses. Ce sont mes fidèles compagnons de route, de secrètes présences au milieu des herbes folles, des fantômes établis loin des logis.
L'ailleurs est notre but commun, moi qui vagabonde sous l'azur, eux qui mendient de la lumière.
Raphaël Zacharie de IZARRA